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Anabelle Fulchiron
a toujours peint les corps en mouvement transcendés par l’effort. C'est
dans la tension des muscles, dans cette sorte de danse du geste à
laquelle se livre le corps dans le sport qu’elle a trouvé
l’inspiration.
«
Je crois profondément, dit-elle, qu'il existe un vrai parallèle entre
ces deux disciplines que sont la peinture et le sport de haut niveau :
dans la préparation, la
concentration avant la réalisation et au final dans la rapidité d’exécution.
Ces deux disciplines trouvent de la même manière leur aboutissement dans
la représentation aux yeux du public pour exprimer l’effort et le dépassement
de soi.»
Pour exprimer la
concentration, l'élan, la compétition, Anabelle utilise encore et
toujours la couleur, toutes les couleurs : elles animent et dessinent les
corps en même temps qu'elles les parcourent, comme un fluide ; du
pied du sprinter tendu sur la ligne blanche, au torse contorsionné du
sauteur à la perche.
Maryline
Trassard, Journaliste
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